Le gouvernement congolais a franchi une étape décisive vendredi 4 juillets en Conseil des ministres, adoptant un projet de décret réformant en profondeur le statut, l’organisation et le fonctionnement de la Commission de la Concurrence (COMCO).
Cette initiative majeure, présentée par le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, vise à muscler l’action de la COMCO dans la régulation des marchés et la protection des consommateurs, marquant ainsi une « avancée majeure » pour la gouvernance économique du pays.
La réforme confère désormais à la COMCO le statut de service public à caractère technique, doté de la personnalité juridique et jouissant d’une autonomie administrative et financière. Cette nouvelle configuration permettra à l’entité d’exercer pleinement sa mission principale : assurer une régulation efficace de la concurrence et garantir les droits des consommateurs.

Sur le plan organisationnel, le nouveau cadre prévoit une structure renforcée, articulée autour de cinq organes clés : la Coordination nationale, le Conseil technique, le Collège des analystes, le Corps des enquêteurs et le personnel d’appoint. Un manuel de procédures administratives et financières sera également mis en place pour encadrer la gestion du personnel, assurant ainsi une meilleure efficacité et transparence.
Le financement de la COMCO sera diversifié, reposant sur des dotations budgétaires de l’État, des appuis de partenaires techniques et financiers, ainsi que des revenus générés par ses propres activités. Cette approche vise à garantir une stabilité financière nécessaire à son bon fonctionnement.
Afin d’assurer une transition en douceur et la continuité institutionnelle, des dispositions transitoires ont été prévues. La gestion de la COMCO sera temporairement confiée aux membres actuels de la Commission nationale de la concurrence (CONAC), le temps que la nouvelle structure prenne pleinement ses marques.
Pour le Ministre de l’Économie, cette réforme est cruciale pour l’amélioration du climat des affaires et l’instauration d’une concurrence saine, bénéfique à terme pour tous les consommateurs congolais. Elle s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de renforcement des institutions régulatrices, essentielle au développement économique du pays.
Dieu Nkembo Wankebila

